Architecte et réalisateur iranien, Mehran Tamadon est arrivé en France à l'âge de 12 ans, en 1984. Il s’est formé à l’Ecole d’architecture de Paris - La Villette, dont il sort diplômé en 2000. En 1999, il participe à la création de la revue L’Arrosoir, consacrée aux problématiques de la ville et du territoire. Au début des années 2000, il repart vivre quatre ans en Iran et se consacre à son métier d’architecte, concevant un immeuble et construisant une maison individuelle à Téhéran.
A partir de 2002, il donne à sa carrière une orientation résolument artistique. Lors de l’exposition d'art conceptuel du Musée d’art contemporain de Téhéran, il monte l'installation artistique «Le regard d’un flâneur». Il publie également deux essais en langue persane (Moments d’agonie, 2003 et L’amitié, 2005), puis réalise, en 2004, son premier moyen métrage documentaire, Behesht Zahra, Mères de Martyrs, présenté dans de nombreux festivals internationaux. Bassidji (2009), consacré aux défenseurs de la République islamique d'Iran, est son premier long métrage documentaire.
Court-métrage
Behesht Zahra, Mères de Martyrs, 2004
Résumé :
Le grand cimetière de Téhéran contient plus de 400 000 tombes, parmi celles-ci, un carré est destiné uniquement à recueillir les dépouilles des martyrs de la guerre Iran/Irak. C’est à cet endroit que chaque jeudi, les mères de ces martyrs se réunissent autours des tombes de leurs fils morts pour l’islam. Elles y discutent, se recueillent, cuisinent et pleurent leurs disparus.
Créant un improbable lieu de vie au sein du cimetière, Mehran Tamadon part à la rencontre de ces mères qui, au-delà de leur image évoquant l’extrémisme religieux iranien, témoignent aussi de leurs conditions de mères à jamais endeuillées.
Fiche technique :
| Assist. | Hossein Rasti |
| Photo | F. Khosrovani |
| M. Tamadon | |
| Montage | F. Saheb-Zamani |
| Production | M. Tamadon |
| Laetitia Lemerle | |
| Détails | Beta SP |
| couleur, 44 mn | |
| v.o.s.t.f | |
| 2004 |
Informations :
Documentaire, 114 minutes – HDV - vo farsi, st français et anglais
Réalisation:
Mehran TAMADON
Scénario :
Mehran TAMADON
En collaboration avec :
Laetitia LEMERLE
Producteurs :
Catherine DUSSART – CDP (France)
Franck HULLIARD – INTERLAND (France)
Elena TA T TI et Thierry SPICHER – BOX PRODUCTIONS (Suisse)
Mehran TAMADON (Iran)
Images :
Madjid GORJIAN
Montage :
Andrée DAVANTURE
Rodolphe MOLLA
Monteur son et mixage :
Jérôme CUENDET
Etalonnage :
Cécile CHEURLOT
Traduction et sous-titrage :
Mehran TAMADON
Laetitia LEMERLE
Graphisme :
François DULEX - OFICINA
Assistantes de production :
Elodie BRUNNER
Pascale PIGEON
Administratrice:
Béatrice HANNEQUIN
Avec le soutien de :
Centre National de la Cinématographie
MEDIA Plus – Programme de la Communauté Européenne Slate Funding
La Région Ile-de-France
Avec la participation :
Du Fonds Sud Cinéma, Ministère de la culture et de la communication –CNC, Ministère des
affaires étrangères, France
Avec la participation de la :
Télévision Suisse Romande – Unité des films documentaires
Ventes internationales :
UMedia
| Avril 2009 | Festival de Nyon - Visions du réel (Suisse) |
| Août 2009 | Etats généraux du film Documentaire de Lussas |
| Septembre 2009 | Festival International du film a Toronto (Canada) |
| Octobre 2009 | Doc Lisboa, (Portugal). |
| Festival International des Films Documentaires et d’Animation de Leipzig (Allemagne). | |
| Novembre 2009 | Grand Prix du Festival international du Film Documentaire de Jihlava (République Tchèque) |
| Décembre 2009 | Festival International du Film Documentaire de Copenhague |
| 11e Festival International du Film Francophone de Bratislava (Slovaquie) | |
| Festival de Popoli (Italie) | |
| Festival des 3 Continents de Nantes | |
| Février 2010 | Festival « Un Etat du Monde…et du Cinéma », aux Forum des Images à Paris |
| Festival « Voir l’Invisible » de Saint Denis, Février 2010 | |
| Juillet 2010 | Festival « Résistances » de Foix |
| Août 2010 | 26e Rencontre Cinéma de Gindou |
| Octobre 2010 | Rencontres du cinéma documentaires de Montreuil, France |
Dans un désert, sur une colline, des hommes, des femmes en tchador et des enfants déambulent dans un vaste “musée” en plein air dressé en mémoire des martyrs de la guerre Iran-Irak. C'est le nouvel an iranien, nous sommes près de la frontière irakienne. Un homme me guide. Il est grand et charismatique et s’appelle Nader Malek-Kandi. Pendant près de trois ans, j’ai choisi de pénétrer au coeur du monde des défenseurs les plus extrêmes de la République islamique d'Iran (les bassidjis), pour mieux comprendre les paradigmes qui les animent. Nous venons du même pays, et pourtant, tout nous oppose : Iranien habitant en France, athée et enfant de militants communistes sous le Shah, j’ai tout pour heurter les convictions de ceux qui respectent les dogmes du régime. Un dialogue se noue pourtant. Mais entre les jeux de séduction et de rhétorique, les moments de sincérité et la réalité du système politique et religieux qu'ils défendent, jusqu’où nos convictions respectives sont-elles prêtes à s’assouplir pour comprendre qui est l’autre ?