Les intentions de réalisation
En 2000, seize ans après mon arrivée en France, j’ai décidé de partir vivre quelques temps en
Iran pour mieux connaitre mon pays d’origine. En 2002, par un concours de circonstances,
j’ai pu assister à une cérémonie de deuil national en l’honneur de l’Imam Hossein, le
troisième imam chiite mort en martyr à Kerbala, il ya 1300 ans. Durant plusieurs heures,
je me suis retrouvé sous une tente où des bassidjis s’étaient réunis pour leurs dix nuits de
deuil traditionnelles. Les bassidjis sont, à l’origine, d’anciens combattants de la guerre Iran/
Irak (1980-1988) qui se battaient contre l’ennemi tout en espérant mourir en martyr. […]
J’étais à la fois étonné et agacé : quatorze années après s’être terminée, la guerre était encore
omniprésente. […]
J’ai poursuivi ma démarche, rencontré d’autres bassidjis, encore plus convaincus, plus
dévoués à la cause de la république islamique et j’ai compris qu’on ne pouvait pas
appréhender la société iranienne d’aujourd’hui sans réellement comprendre qui ils sont. […]
Ce film est une tentative de rencontre et d’échange entre des individus que tout oppose et qui
appartiennent pourtant à la même société : les éléments le plus radicaux de la République
islamique et moi, iranien de la diaspora, intellectuel, athée, vivant en France. Ce film est à la
fois un projet social et politique et une quête individuelle – la mienne – qui, je l’espère, sera
également celle du spectateur. […]
Iran pour mieux connaitre mon pays d’origine. En 2002, par un concours de circonstances,
j’ai pu assister à une cérémonie de deuil national en l’honneur de l’Imam Hossein, le
troisième imam chiite mort en martyr à Kerbala, il ya 1300 ans. Durant plusieurs heures,
je me suis retrouvé sous une tente où des bassidjis s’étaient réunis pour leurs dix nuits de
deuil traditionnelles. Les bassidjis sont, à l’origine, d’anciens combattants de la guerre Iran/
Irak (1980-1988) qui se battaient contre l’ennemi tout en espérant mourir en martyr. […]
J’étais à la fois étonné et agacé : quatorze années après s’être terminée, la guerre était encore
omniprésente. […]
J’ai poursuivi ma démarche, rencontré d’autres bassidjis, encore plus convaincus, plus
dévoués à la cause de la république islamique et j’ai compris qu’on ne pouvait pas
appréhender la société iranienne d’aujourd’hui sans réellement comprendre qui ils sont. […]
Ce film est une tentative de rencontre et d’échange entre des individus que tout oppose et qui
appartiennent pourtant à la même société : les éléments le plus radicaux de la République
islamique et moi, iranien de la diaspora, intellectuel, athée, vivant en France. Ce film est à la
fois un projet social et politique et une quête individuelle – la mienne – qui, je l’espère, sera
également celle du spectateur. […]
(fichier .doc 30 ko)
